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Pulvérisation et pesticides : rappel des règles et conseils

Mauvaises herbes, limaces, pucerons... les tracas au jardin sont nombreux et le recours aux produits phytopharmaceutiques pour y remédier reste monnaie courante, malgré la législation…

Depuis juin 2017, l’utilisation de produits phytopharmaceutiques contenant du glyphosate est en effet interdite en Wallonie. Depuis le 6 octobre 2018, l’ensemble des herbicides totaux de synthèse (herbicides qui détruisent toutes les plantes sans distinction) sont interdits par le gouvernement fédéral, tant à la vente qu’à l’utilisation. Et, depuis 2019, la législation prévoit une interdiction de vente des herbicides sélectifs de synthèse (qui laissent pousser le gazon, mais détruisent les autres plantes). Vous êtes en possession de ce type de produits ? Plus aucune utilisation n'est tolérée depuis le 31 décembre 2019! Si vous souhaitez déjà vous débarrasser de votre stock, sachez que les parcs à conteneurs sont équipés pour réceptionner les contenants de produits pesticides, même encore remplis.

Suivant le principe de précaution, l’usage de produits phytopharmaceutiques considérés dangereux pour la santé et l’environnement est à présent limité voire interdit. Un changement de règlementation qui s’est effectué en plusieurs étapes afin de laisser au citoyen le temps de se tourner vers des alternatives plus respectueuses de la nature.

Mon trottoir sans pesticides

Parce qu'ils font partie du domaine public, vos trottoirs ne peuvent plus être désherbés chimiquement. Par ailleurs, depuis juin 2014, la pulvérisation des surfaces imperméables reliées à un réseau de collecte des eaux (égouts, filets d’eau) est interdite. Autrement dit, il n’est pas autorisé de traiter chimiquement des surfaces comme une terrasse, une pente de garage ou une allée, si celles-ci sont reliées à un réseau de collecte. Ces mesures visent à protéger notre ressource en eau. En septembre de la même année sont venues s’ajouter des « zones tampons » à respecter où il est également interdit de pulvériser (sur son terrain privé).  Ces zones sont détaillées sur le schéma ci-joint :

  • une zone de minimum 1 mètre (selon la pente) attenant à un trottoir
  • une zone de minimum 6 mètres à partir de la crête de la berge d'une eau de surface (étang, cours d'eau, mare)
  • une distance d'1 mètre à partir de la crête d'un talus relié à un filet d'eau

Jardiner sans pesticides

Quelles solutions s'offrent à moi ?

L'asbl Adalia a répertorié de nombreuses solutions naturelles pour vous :

  • Le désherbage thermique avec un brûleur à flamme directe alimenté par une grande ou une petite bonbonne de gaz, avec de l’air chaud soufflé par un désherbeur thermique électrique ou encore avec de l’eau chaude, à 70°C minimum.
  • Le désherbage mécanique en débroussaillant, en tondant, en utilisant un jet d’eau sous pression, ou avec l'utilisation d'outils manuels.
  • Et le désherbage chimique avec certains herbicides qui contiennent des acides organiques au faible impact sur l’environnement en comparaison avec les molécules de synthèse.
  • Attention : l’utilisation d’eau de Javel, de sel ou encore de vinaigre pour désherber le trottoir est interdite puisque nuisible pour les eaux de surface et souterraines.

Pourquoi désherber ? 

Avant toute intervention, il est nécessaire d’évaluer et de relativiser les nuisances. En effet, les plantes spontanées apportent de la couleur au jardin, servent d’abris et apportent de la nourriture à une ribambelle d’organismes qui vous aideront à équilibrer votre jardin. Certaines d’entre elles possèdent même des vertus qui peuvent aider le jardinier.  Dès lors, pourquoi ne pas considérer d’un autre oeil l’herbe poussant dans le gravier ou les pissenlits dans la pelouse? 

Si la présence d’une plante vous pose un réel problème, choisissez la méthode alternative la plus adaptée pour l’éliminer, l’idéal étant de privilégier les moyens préventifs limitant le développement de la végétation.

  1. Dans les allées en gravier et entre les pavés

Voici quelques techniques préventives : 

  • Installer un feutre géotextile sous le gravier permet de limiter l’enracinement tout en maintenant une bonne infiltration de l’eau. 
  • Brosser et nettoyer les pavés régulièrement empêche les graines de germer. 
  • Rejointoyer les pavés et les fissures
  • Semer de l’herbe dans les allées évite l’installation de plantes indésirables. 

Voici quelques techniques curatives :

Le désherbage thermique :

Un choc thermique de quelques secondes sur la plante suffit pour provoquer un éclatement des cellules de la partie aérienne. Si la plante est trop brûlée, elle cicatrise et repart de plus belle. En fonction de   l’enracinement de la plante et de la météo, le nombre de passages nécessaire peut varier de 6 à 8 traitements sur l’année. Plus tôt dans l’année vous commencerez à désherber, plus le traitement à la chaleur sera efficace. Mais attention: la chaleur peut activer la germination des graines du sol. Dans les jours qui suivent un second passage est donc nécessaire et permettra d’affaiblir la banque de graines de la plante.

  • Le brûleur à flamme directe alimenté par une grande ou une petite bonbonne de gaz
  • De l’air chaud soufflé par un désherbeur thermique électrique
  • De l’eau chaude, à 70°C minimum

Le désherbage mécanique :

  • Débroussailler pour un résultat rapide sur les surfaces “dures”, en pavés par exemple. Des fils en nylon épais sont conseillés. Mais attention aux projections ! 
  • Tondre à une certaine hauteur au-dessus d’un gravier ou de joints de pavés enherbés. 
  • Un jet d’eau sous pression sur les pavés pour déloger les plantes incrustées dans les joints. 
  • L'utilisation d'outils manuels reste efficace quand il s’agit de gratter le gravier (exemple : griffe, sarcloir, binette) ou dans les joints entre les pavés (exemple : un couteau à désherber). Il est conseillé d’agir sur les jeunes plantules tôt dans la saison car leurs racines seront moins développées. 

Le désherbage chimique :

Certains herbicides contiennent des acides organiques qui ont un faible impact sur l’environnement en comparaison avec les molécules de synthèse. Repérez sur l’étiquette les produits à base d’acide pélargonique ou d’acide acétique qui ont l’avantage d’être dégradés plus rapidement dans l’environnement. Notez cependant que l’utilisation d’eau de Javel, de sel ou encore de vinaigre pour désherber le trottoir est interdite puisque nuisible pour les eaux de surface et souterraines.

Les herbicides “écologiques” : attention, bien que ces produits soient biodégradables, ils ne sont pas sans risques pour l’environnement. Utilisez ces herbicides en dernier recours et lisez l’étiquette pour les précautions d’emploi. Préférez les produits déjà dilués et prêt à l’emploi. L’interdiction de traiter le trottoir s’applique à tous les produits herbicides, qu’ils soient réputés écologiques ou non. 

Dans la pelouse, les parterres et le potager

Quelques techniques préventives

  • Couvrir le sol nu : couvrez avec un paillis. Installez une couche d’une épaisseur de minimum 5 cm sur un sol préalablement désherbé. Le broyat de branches, les feuilles mortes ou les tontes séchées sont les matériaux les plus économiques mais vous pouvez vous procurer des paillettes ou des copeaux en jardinerie (froment, miscanthus, chanvre,...).
  • Une alternative qui convient aux terrains en pente est le feutre ou la toile biodégradable (en jute, chanvre, lin). 
  • Les plantes couvre-sol vivaces peuvent compléter les paillis en apportant des couleurs et en attirant les insectes utiles. L’aspérule odorante, l’alchémille, la grande pervenche et de nombreuses espèces de géraniums vivaces sont des exemples parmi d’autres. 
  • Les engrais verts sont des plantes que vous pouvez semer et qui permettent d’enrichir les parcelles non cultivées du potager. Elles sont aussi d’excellentes plantes couvre-sol (ex: moutarde, phacélie,...).
  • Effectuer un “faux semis” : cette technique consiste à préparer le sol comme pour un semis, puis à l’arroser afin de faire lever les graines des herbes indésirables et de les éliminer par la suite par un griffage du sol. 
  • Éviter la montée en graines des plantes envahissantes telles que les chardons et le rumex en fauchant dès la floraison. 
  • Augmenter la hauteur des tontes (6 à 8 cm) de votre pelouse : cela permet de limiter les pousses indésirables entres les touffes d’herbe. La pratique du “mulching” favorise une pelouse en bonne santé et moins soumise à la concurrence. 
  • Adopter une pelouse écologique : pourquoi ne pas transformer une partie de votre pelouse en prairie ? L’entretien se limite à 2 fauchages sur l’année et vous augmentez ainsi la biodiversité de votre jardin. 

Voici quelques techniques curatives :

  • Les outils manuels tels que les sarcloirs et binettes sont bien utiles pour le jardinier. Il existe également des outils adaptés pour extirper les plantes à longues racines (pissenlits, chardons,...), très efficaces dans la pelouse.
  • Un désherbage mécanique à la tondeuse ou à la débroussailleuse permet de limiter le développement des plantes considérées comme indésirables dans les pelouses. 
  • Pour désherber complètement une parcelle sans se fatiguer, utilisez de préférence une bâche plastique perméable à l’eau ou des couches de carton afin de ne pas nuire à la vie du sol. Au moins 3 mois sont nécessaires pour un résultat optimal.
  • De l'eau de javel, du sel et du vinaigre ? ATTENTION, l’utilisation d’eau de Javel, de sel ou encore de vinaigre pour désherber le trottoir est interdite puisque nuisible pour les eaux de surface et souterraines. 


Pour plus d’informations : www.adalia.be
Sources : ASBL Adalia 2.0